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Address: Museum of Art, Ein Harod 18965 Israel
Phone: +972.4. 6485701
+972.4.6531670
Fax: +972.4.6486306
Email: museum@einharodm.co.il

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Musée d'art, Ein Harod

Le Mishkan LéOmanout

Zusia Efron, Conservateur du Musée
Décembre 1970

Musée d'art, Ein Harod

Le Mishkan LéOmanout ( Foyer de L’Art), le Musée d’Art au kibboutz Ein Harod est aujourd’hui un des centres d’activité artistique en Israel; ses collections sont exposées en permanence, et groupées par catégories; il organise aussi des expositions temporaires; il réalise des activités éducatives et des travaux de recherche tout en servant de musée régional dans une ambiance rurale, et en assumant également des fonctions d’ordre historique et théorétique.

Ce Musée est subventionné maintenant par le Ministère de l’Education et de la Culture. A ses débuts, ce fut une modeste “cellule de l’art” inaugurée à Ein Harod en 1938, dans une petite cabane de bois, qui servait d’atelier au peintre local Chaim Atar (1902-1953), l’initiateur et le fondateur du Musée.

Comment un kibboutz, modeste communauté rurale, peut-il s’offrir le luxe d’un musée complet, dont les dimensions, les trésors et les activités dépassent de loin les besoins du milieu ambient immediat ? La réponse à cette question fréquemment posée doit évidemment être cherchée dans le kibboutz lui-même, et dans sa philosophie collectiviste. Le kibboutz n’est ni un refuge ni une société fermée , il fait partie intégrante de son milieu, et bien que le noyau des collections du musée local ait pu être constitué pour satisfaire l’appétit culturel de ses members, le fait qu’il dépasse ce niveau communal tient à des causes naturelles et organiques à la fois. C’est le Mishkan LéOmanout qui fut le premier musée rural du pays, comme aussi le premier musée du mouvement communautaire. Déjà ses premières expositions ont attire un public nombreux venu de la region, et depuis ses activités se sont constamment étendues, ainsi que l’intérêt qu’on lui porte. Grâce à un travail de fourmis, et presque sans moyens financiers, les oeuvres du musée furent peu à peu choisies et acheminées vers leur but, et ainsi les fondements des collections furent posées.

En 1948, la construction de l’édifice permanent commença; l’architecte Samuel Bikels élabora les plans pour une realization architecturale éminemment adaptée aux conditions de lumière d’un pays méditerranéen tel qu’Israël; le vaste édifice se dresse au coeur du paysage impressionnant de la Vallée de Jezréel, face au Mont Gilboa, et il a quatorze salles d’exposition, des cours pour exposer la sculpture, une bibliothèque, un laboratoire, des locaux pour conserver les trésors artistiques.

Les buts principaux de ce Musée sont un rassemblement d’oeuvres d’artistes juifs de la Diaspora, de toutes les époques; la création d’une collection representative d’art israélien, en tenant tout spécialement compte d’artistes appartenant au mouvement communautaire; il s’agit aussi d’encourager des jeunes talents de kibboutz, en organisant des expositions et en accueillant leurs oeuvres; d’autre part, il s’agit aussi de créer une collection d’ethnologie juive, c’est-à-dire de rassembler l’art juif populaire de toutes les communautés. Le musée possède 1000 peintures, 8000 dessins et oeuvres graphiques; 300 statues et sculptures; et plus de 1000 objets d’art juif populaire de trente pays, un vrai “Rassemblement des Exilés” de l’art spécifique du people juif.

 

A partir de la deuxième moitié du XIXème siècle environ, les artistes juifs ont commence à peindre des scenes de la vie populaire dans les ghettos de l’Europe orientale; leurs tableaux, realistes ou romantiques, étaient un miroir des misères et des peines de ces Juifs, de leur culte, des rites et des usages traditionnels, du monde de l’enfance, des persecutions et pogroms, et des tentatives de défense; les oeuvres de ces peintres, pionniers de la peinture au sein du people juif – tels Maurycy Gottlieb, Horowitz, Hirschenberg, Wachtel, Minkowski, Markowicz, Pilichowski, Kaufmann et d’autres encore, sont exposées dans une salle spéciale consacrée aux peintres de la vie juive.

Les Impressionnistes et les Réalistes sont représentés par des oeuvres de Rosa Bonheur, de Josef Israels, de Max Liebermann, de Lesser Ury, d’Isaac Israels, tous d’Europe occidentale ou centrale, et d’autre part, des oeuvres d’Isaac Levitan, Brodski, Robert Falk, de Russie. Le groupe des Expressionnistes et des Cubistes de Russie, d’Europe centrale et de l’Ecole de Paris, est particulièrement bien représenté et groupé en une collection spéciale qui comprend des oeuvres de Meidner, Jankel Adler, Ryback, Pascin, Mané-Katz, Mintchine, Kisling, Leopold Gottlieb, Menkes, Milich, Kremegne, Kikoïne, Atlan et bien d’autres; le groupe anglais est représenté par Gertler, Kramer, David Bomberg, Meninsky, Josef Herman; le groupe American, d’une grande variété de styles, mais avec l’accent sur les peintres du Nouveau Réalisme à caractéristiques socials, est mis en valeur par Walkowitz, Manievich, Max Weber, Raphael Soyer, Moses Soyer, Lichtenstein, Kirk, Baskin, Lozowick, Kopman, Adolph Gottlieb.

Des centaines d’artistes juifs ont été assassinés par les nazis lors de la deuxième guerre mondiale ; une génération créatrice entière a été anéantie à Paris, en Pologne, en Allemagne, en Autriche, en Hollande, en Belgique, en Yougoslavie et en Grèce.. Au musée d’Ein Harod, une collection de leurs oeuvres leur sert de memorial. Cette collection comprend des oeuvres de Barczynsky, Weinles, Trembacz, Neuman, Mundlak, Kramsztyk, Korzen, Spigel, les frères Efraim et Menaché Seidenbeutel, de Pologne; Henri Epstein, Zylberberg-Zber (les oeuvres graphiques), Feder, Kars, Slodki, Weingart, Mordkin et les sculpteurs Moïse Kogan et Cytrynovitch de Paris; Rachel Szalit-Marcus et Rudolf Ernst de Berlin; Jessurun de Mesquita et Pinkhof de Hollande; Bora Baruh, Ozmo, Kabiljo et le sculpteur Slavko Bril de Yougoslavie et bien d’autres encore.

 

L’art israélien est lié par son essence même à l’Ecole de Paris, à l’Ecole des artistes juifs de l’Europe de l’est, et aux initiateurs des mouvements esthétiques expérimentaux de l’Europe centrale; il s’est cependant développé et s’est rendu conscient de sa spëcifité sur le sol d’Israel. La Galerie consacré à l’art israélien au Musée d’Ein Harod est une retrospective qui englobe un demi-siècle de développement.

Elle montre cet art depuis ses débuts et jusqu’aux artistes d’aujourd’hui, par un choix d’oeuvres de Rubin, Zaritzky, Gutman, Litvinovsky, Ardon, Janco, Kahana, Lubin , Krize, Sima, Shemi (exposition permanente), Levanon, Frenkel, Castel, Giladi, Simon, Yosl Bergner, Mokadi, Tamir, Bezem, Atar (exposition permanente) et d’autres.

L’hitoire de la sculpture parmi le people juif, à partir du premier sculteur juif Antokolski, est rendue visible dans la salle et les cours consacrées aux statues. Cette collection comprend notamment des sculptures de Chana Orloff, Jacob Epstein, représenté par l’exposition des oeuvres qui composaient sa succession; des oeuvres de Glicenstein, de Loutchansky (exposition permanente) de Constant, d’Indenbaum de Paris; de Glid (Belgrad); de Zorah, Gross, Harkavy (Etats Unis); la plupart des sculpteurs israéliens sont également représentés; Ben-Zvi, Lishansky, Ziffer, Lehmann, Feigin, Sternschuss, Palombo (les portes du Musée d’Ein Harod), Yehiel Shemi, Aldouby, Aharon Bezalel, Hava Mehutan, Tumarkin.

L’aile consacrée aux arts populaires juifs expose des objets du culte et des objets de la vie courante provenant de toutes les Communautés juives, depuis le quinzième siècle et jusqu’à nos jours, d’Asie Occidentale, d’Afrique du Nord, et des Communautés tant achkénazes que séfarades d’Europe. Au center se trouve la reconstruction d’une synagogue d’Europe Orientale. L’exposition permanente montre des Rouleaux de la Loi (Torah) avec leurs ornaments spécifiques, et une collection de parchemins de la Loi de toutes les Communautés juives; il y a aussi une collection consacrée à la lettre hébraïque et son évolution manuscrite et typographique, des ornaments du Chabbath et de la prière; enfin il y a des expositions consacrées au Nouvel An juif (Roch Hachana), au Jour du Grand Pardon (Yom Kippour), à la fête des Cabanes Souccoth), et à la Réjouissance de la loi (Simhat Torah), des Lampes de Hannoucca (fête des Lumières), des objets ayant trait à Pourim et à la Pâque Juive (vaisselle de la Pâque et une collection de Haggadoth – livrets rituals de cette fête); des objets consacrés à la fête de Chavouoth (Révélation de la Loi); puis aussi des contrats de marriage illumines, des broderies, des rideaux de la Loi (Paroheth), des papiers découpés, des travaux en bois et en métal.

Les archives de ce département comprennent des dessins et des photographies de synagogues, et de pierres tombales d’Europe orientale, des pays du Balkan et d’Afrique du Nord. La bibliothèque contient plus de 3000 volumes.

Le Musée prête des expositions de caractère didactique provenant de ses collections, aux localités et aux institutions culturelles du pays tout entier.

Les expositions temporaries envoyées de l’étranger créent un lien entre le Musée d’Ein Harod et les arts du monde. Afin de les faire connaître et comprendre, le Musée organize des conférences et des visites guides, des groupes de jeunes intéressés à l’art, et des seminaries d’enseignants qui tous ont lieu au Musée; la bibliothèque permet des recherches individuelles.

On peut citer, par rapport au Musée d’Ein Harod, les paroles de Martin Buber sur l’art de son people : “Il parvient à changer des valeurs matérielles en valeurs qui élèvent l’âme et l’esprit “